Archive pour août 2009

PETITE SUGGESTION PRATIQUE…

Comme vous pouvez le constater, je n’écris pas nécessairement à intervalle régulier.

Ainsi, et pour être avisé de toute nouvelle publication sans avoir à consulter ce blogue quotidiennement, je vous recommande l’une ou l’autre de ces alternatives:

1. De vous procurer un agrégateur RSS, comme par exemple Google Reader, qui vous permettra de suivre toutes les nouvelles publications de vos sites favoris, sans même avoir à consulter chacun de ceux-ci manuellement.

2. De vous abonner directement par courriel à la publication des nouveaux billets. Ainsi, vous recevrez un avertissement par courriel suite à l’ajout d’un texte. Il est possible de se désabonner en tout temps.

Les liens nécessaires se trouvent dans la colonne de droite de ce blogue, sous la rubrique « Mes billets en livraison automatique! ».

En terminant, je vous remercie de votre participation.

QUAND LA MORT NOUS SEMBLE SI PROCHE

Une journée, si soigneusement planifiée, qui se transforme en cauchemar. À vrai dire, j’ai bien pensé que mon heure était arrivée.

Mercredi matin, 9 juillet 2008. Assis devant l’écran d’ordinateur, une tasse de café colombien bien réconfortante à la main, j’en suis à lire les nouvelles redondantes de l’actualité. Je profite de l’occasion pour consulter mon agenda et j’arrive à la conclusion que je dois quitter le domicile pour 9h30, en vue d’être ponctuel à mon rendez-vous de 10h15, coin Décarie et Jean-Talon. Un coup d’oeil rapide au salon me permet de constater que les jumelles sont en forme et de bonne humeur, ce qui s’avère être de bonne augure pour cette journée nuageuse, pensais-je alors.

Subitement, une douleur sournoise, au thorax, côté gauche, revient me hanter. Depuis quelques jours, elle s’acharne. Habituellement, elle me quitte, aussi rapidement qu’elle survient. Ce matin-là, elle fait preuve d’une grande persévérance. La pression s’accentue sur ce que je crois être mon poumon gauche. Elle transperce mon corps pour se lier, parrallèlement, à mon omoplate du même côté. L’épaule maintenant, picote, intensément. Le coup de barre a suivi. Un genou à terre, j’ai bien pensé que j’étais en proie à une crise cardiaque. Les symptômes concordent, et nous obligent à composer le 911. J’ai pu regagner mon lit, couché sur le côté, en m’habillant comme le ferait un enfant de trois ans, sans dextérité, en y allant au mieux de ses capacités. L’inquiétude m’habite et me fait réaliser que la vie ne tient qu’à un fil, si mince soit-il.

L’arrivée des employés d’Urgences Santé abrège ma réflexion. «En route!» «On t’amène à la Cité de la Santé, on ne peut pas prendre de chance.» De toute façon, je tremblais comme une feuille. Ma machoire dansait la claquette, et mon rythme cardiaque n’avait jamais atteint un tel sommet. Je me rappelle, ficelé contre la civière, essayant d’arrache-pied de me rappeler mon code postal, exigé par le professionnel qui m’accompagnait à l’arrière du véhicule. J’ignorais, à ce moment, que mon séjour serait de courte durée, mais que ma journée était pour être fort chargée.

Le personnel hospitalier a été fort aimable, le service, courtois. Électro-cardiogramme, prise de sang, radiographie des poumons, médecine nucléaire, consultations multiples avec le médecin, j’étais assurément entre bonnes mains. J’appréhendais néanmoins le pire. L’être humain est ainsi fait. J’attendais, impatiemment, que l’on me présente mon ennemi. Que l’on me confirme, noir sur blanc, quel malaise minait ma santé. L’inconnu m’était désormais moins terrifiant, depuis que je m’imaginais en guerrier, bataillant sans peur et avec courage.

Une fois ma défense établie, les regrets se sont néanmoins faufilés dans l’une des brèches de ma muraille imaginaire. «J’aurais donc dû….» «Avoir su!» Désormais, j’apprécie chaque journée à sa juste valeur. Je rappelle aux miens à quel point ils sont précieux. J’écoute plus attentivement chaque morceau de musique de ma collection. Chaque bière m’apparaît plus mousseuse. Les fous rires de mes jumelles sont encore plus exceptionnels. Je m’engage aussi, telle une résolution annuelle, à recommencer mon programme d’exercice, sérieusement cette fois-ci.

Il faut dire que ça m’aurait évité un déplacement en ambulance et une journée entière à l’hôpital, pour un problème musculaire au dos qui irradie jusqu’à la cage thoracique…

DOMINIQUE LAMY

L’ART DE S’EN LAVER LES MAINS

Plusieurs entreprises maîtrisent parfaitement le «je m’en foutisme» malgré leur prétention futile d’offrir des produits et services de qualité. La facilité avec laquelle certains citoyens corporatifs déclinent toute responsabilité démontre à quel point la légèreté est un mal contagieux et l’impuissance, le lot fréquent du consommateur.

L’entreprise qui assure la livraison d’eau embouteillée à mon domicile m’informe qu’elle décline toute responsabilité dans le déversement d’eau survenu à ma résidence, puisque la bouteille d’eau, livrée fissurée, était sous ma garde et contrôle lors du malheureux événement. Argument faible, exagéré, réfutable d’office.

Mon assureur habitation et automobile, par le biais d’une employée, supprime ma réclamation en cours, par inadvertance, et contrairement à mes exigences. Malgré une garantie de satisfaction indiquée sur tous ses dépliants promotionnels, l’assureur se contente de me faire parvenir une lettre confirmant l’importance accordée au service à la clientèle. Dire que je m’attendais à un remboursement partiel de primes, tel que promis sur le site web de cet acteur majeur au Québec.

Ma banque, qui, malgré un recours collectif intenté en 2003 par l’un de ses clients, et un jugement sans équivoque survenu en 2006, continue de facturer ce petit dollar supplémentaire en guise de frais de gestion mensuel sur ma marge de crédit. Les banques seraient-elles au-dessus des lois? Seront-elles, un jour, prises la main dans le sac?

Notre cher gouvernement, qui valorise avec raison la famille par la mise en place d’un régime d’assurance parentale intéressant, mais qui est incapable, paradoxalement, d’assurer des places suffisantes en garderie. Un gouvernement responsable aurait prévu des ressources supplémentaires, puisque de cause à effet, une explosion des naissances était prévisible. Désormais, les nouveaux parents prennent leur mal en patience, espérant obtenir une place en garderie privée, oubliant que leur budget annuel sera amputé de plusieurs milliers de dollars jusqu’à ce qu’une place en garderie subventionnée se libère.

Les grands secteurs industriels canadiens ne sont pas en reste, puisqu’ils puisent chaque année l’équivalent de seize millions de piscines olympiques en eau pour leurs activités, dont une bonne proportion est rejetée sans traitement. À peine le quart de l’eau est recyclé. Même après avoir été réutilisée, l’eau est en grande majorité rejetée sous forme d’eaux usées dans les plans de surface, parfois dans les égouts municipaux. Les dirigeants, dopés par leurs milliers d’options d’achats d’actions, promettent de faire mieux.

Certains médias, se simplifiant la vie, multiplient les faits divers en s’en tenant à des histoires banales, anodines et sans intérêt. D’après un article publié dans le Journal La Presse, du 23 juin 2008, Madame Violaine Ballivy confirme que «depuis le 1er janvier de cette même année, le sport, les faits divers, les arts et spectacles, Dame Nature et une certaine Julie Couillard ont accaparé la moitié de toutes les nouvelles diffusées au Québec.» C’est totalement inacceptable. Ne serait-ce pas plus responsable de traiter des véritables enjeux? La guerre, la pauvreté, les maladies mentales, l’avenir de nos enfants, les soins de santé, les changements climatiques, le rôle de l’État, la conciliation travail-famille, le prix de l’énergie, la voiture électrique?

Définitivement, certains sont passés maîtres dans l’art de s’en laver les mains.

DOMINIQUE LAMY

UNE AUTRE PETITE CAPITALISATION

EASYHOME (EH-T)

Loin de moi l’idée de vous convertir aux petites capitalisations boursières. Je me confesse, cependant: je suis un ardent défenseur de celles-ci. En fait, j’ai toujours pensé qu’un titre prometteur doté de fondamentaux puissants devait être acheté et ce, peu importe la taille de sa capitalisation boursière. Un portefeuille d’actions solide devrait même inclure quelques titres à petites capitalisations même si ces derniers sont parfois difficiles à transiger. L’écart existant entre les lots acheteurs et les lots vendeurs entraîne parfois des difficultés à transiger le titre au prix souhaité. Par exemple, et à l’heure d’écrire ces lignes, les lots acheteurs pour Easyhome (EH-T) sont au nombre de 15, et au prix de 9,00$ l’action. Le seul lot vendeur exige un versement de 10,41$ par action. Pour mettre la main sur Easyhome, l’investisseur devra donc négocier serré, et souvent, débourser davantage que le montant prévu.

Easyhome vous permet d’obtenir un bien pour aussi longtemps que vous le désirez. L’entreprise est «la plus grande entreprise de location de marchandises au Canada et la quatrième en importance en Amérique du Nord. Elle propose des fournitures et accessoires d’ameublement de maison de marque reconnue et de haute qualité, ainsi que des produits électroniques, et ce, par l’entremise d’ententes de location mensuelles ou hebdomadaires. En plus d’offrir un service de garantie sans condition, ces ententes peuvent être annulées en tout temps sans pénalité. Il existe également une option d’acquérir la marchandise.»

Un consommateur pourrait ainsi louer une télévision ACL de 42 pouces de marque LG, pour la modique somme de 25,00$, taxes incluses, pour une durée d’une semaine. Le client en profite donc pour tester la marchandise et évaluer ses besoins. Il peut aussi s’offrir une option d’achat, ou tout simplement remettre le bien pour poursuivre son magasinage. Un agent d’immeuble et son client vendeur pourraient louer un divan de luxe pour mettre en valeur ce sous-sol négligé et favoriser ainsi la vente de la maison en question. Un grand voyageur pourrait louer une caméra numérique haut de gamme, pour la somme de 16$, et ce, pour toute la durée de son voyage de deux semaines en Europe. Une décision judicieuse qui permet d’économiser plusieurs centaines de dollars et d’obtenir des photos à la hauteur d’un voyage mémorable.

LE POTENTIEL…

  • L’entreprise n’a que très peu de dettes;
  • Présente dans dix provinces canadiennes, on y dénombre plus de 215 magasins.
  • L’encaisse par action s’élève… à près de 6,00$. Le titre se négocie à 9,00$…
  • Le dividende annuel de 0,34$ procure un rendement de près de 3,80%.
  • Les analystes suivent désormais le titre, avec une cible à 20,00$ (Strong buy).
  • L’entreprise rachète parfois de ses propres actions pour annulation. (News from MarketWire:)

TORONTO, ONTARIO–(Marketwire – July 3, 2009) – easyhome Ltd. (TSX:EH) today announced the acceptance by the Toronto Stock Exchange (the « TSX ») of easyhome Ltd.’s Notice of Intention to Make a Normal Course Issuer Bid (the « NCIB »). Pursuant to the NCIB, easyhome Ltd. proposes to purchase, from time to time, if it is considered advisable, up to an aggregate of 200,000 Common Shares, being approximately 3% of the public float of easyhome Ltd.’s issued and outstanding Common Shares as of June 30, 2009. At the end of the day on June 30, 2009, easyhome Ltd. had 10,505,845 Common Shares issued and outstanding. Purchases may commence through the TSX on July 8, 2009 and will conclude on the earlier of the date on which purchases under the bid have been completed and July 7, 2009. Purchases will be subject to a daily maximum of 1,000 Common Shares, except where such purchases are made in accordance with the « block purchase » exemptions under applicable TSX policy. easyhome Ltd. purchased 5,200 Common Shares at a weighted averaged price of $16.55 pursuant to its previous year’s normal course issuer bid.

ET SES LIMITES…

  • Les résultats financiers peuvent être affectés par la récession actuelle. Les consommateurs et les entreprises, clients d’Easyhome, pourraient décider de reporter à plus tard la location et l’achat du matériel désiré.
  • Un faible volume de transaction, qui n’enlève rien aux possibilités du titre, mais qui demande la patience de croire en son investissement.

L’adage dit «Ne tombez pas en amour avec vos titres». Il est difficile de ne pas s’emballer devant une entreprise comme celle-ci. Je suggère cependant d’attendre les prochains résultats trimestriels dévoilés le 11 août prochain après la fermeture des marchés avant de faire le grand saut. Nous verrons alors si la résilience s’ajoute à la longue liste des qualités intrinsèques d’Easyhome.


Liste des titres détenus en portefeuille (en %)

APOL-Q 4,80 %
BAX-N 4,68 %
BMY-N 2,81 %
CB-N 2,99 %
CSC-N 4,50 %
CTL-N 3,83 %
E-N 4,49 %
GIS-N 5,73 %
INTC-Q 3,90 %
KMB-N 3,50 %
Liquidités 0,87 %
LTD-N 2,77 %
MDT-N 3,49 %
MRK-N 5,65 %
MSFT-Q 3,86 %
NEE-N 2,89 %
PFE-N 5,22 %
RIG-N 6,90 %
TEF-N 7,38 %
TOT-N 5,31 %
WCRX-Q 4,65 %
WDC-N 4,22 %
WY-N 5,55 %

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