En ce vendredi 5 février, les investisseurs de la planète semblent nerveux. Vers 9h00, il est possible d’anticiper néanmoins que la Bourse de New York débutera la dernière séance de la semaine en enregistrant de minces gains lors de l’ouverture officielle des marchés. C’est la publication du taux de chômage, qui a diminué à 9,7% aux États-Unis, et atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis l’été, qui semble vouloir permettre de renverser la vapeur. Ne reste qu’à voir si ces bonnes intentions persisteront.
En Asie, cependant, les principaux marchés boursiers ont reculé d’environ 3% aujourd’hui. À Tokyo, l’indice Nikkei a chuté de 2,89% à 10 057,09 points, clôturant ainsi près du niveau psychologique des 10 000 points. À Hong Kong, l’indice Hang Seng a reculé de 3,3% à 19 665 points. En Corée du Sud, l’indice Kospi a glissé de 3,1% à 1567 points.
À l’heure d’écrire ces lignes, soit quelques minutes avant la fermeture du marché, le CAC 40 à Paris perdait 2,67% à 3590 points, une chute de plus de 98 points. La volatilité semble être au rendez-vous, l’indice variant dans une fourchette comprise entre 3575 et 3674 points. Tous les composants de l’indice se transigeaient à la baisse. Crédit Agricole (ACA.PA) cédant au passage plus de 5%, tout comme BNP Paribas (BNP.PA) et la Société Générale (GLE.PA).
Nous en sommes bien loin du haut historique du CAC 40 atteint le 4 septembre 2000, à 6 944,77 points en séance. À titre informatif, le plus bas niveau jamais atteint en séance depuis 1997, en mars 2003 précisément, fut de 2 401,15 points.
N’oublions pas que tout ce qui monte peut aussi redescendre. Si les investisseurs retirent leurs billes des marchés boursiers émergents et des matières premières en raison de leurs inquiétudes généralisées, nous pourrions assister à une correction sévère sur les marchés mondiaux.
DOMINIQUE LAMY
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