Archive pour la catégorie 'La Bourse: Question des lecteurs'

Dix titres qui pourraient surprendre en 2010…

Vrai qu’il peut s’agir d’un exercice périlleux.

D’autant plus que la tangente des prochains mois est loin d’être clairement définie.

Est-ce que la reprise économique sera à la hauteur de la reprise boursière entamée en mars 2009?

Dans cette optique, j’ai fait un choix composé d’un heureux mélange de titres défensifs et de titres cycliques pour aspirer à identifier ceux qui pourraient surprendre.

Ces titres composent également ma liste de surveillance.  Prendre note que je suis déjà actionnaire de certaines entreprises ci-bas citées.

Je vous invite également à visiter Top 2010 Stock Picks from… Everyone: à lire sur 24\7 Wall Street.

Selon vous, quels sont les titres à surveiller pour la prochaine année?

DOMINIQUE LAMY

TROIS SOCIÉTÉS DE HAUTE QUALITÉ SUSCEPTIBLES DE RELEVER LEURS DIVIDENDES

Réponse à Thierry Collart
«Quels sont selon toi les meilleures sociétés canadiennes? J’entends par « les meilleures », celles qui offrent la plus haute qualité bilantaire, une bonne croissance, un dividende pérenne…»
La bourse canadienne en est une orientée largement vers le secteur financier et celui des ressources naturelles. Elle ne regroupe aucune entreprise d’envergure digne de la bourse américaine. Il est cependant possible d’être actionnnaire de compagnies exceptionnelles, au bilan puissant et à l’endettement nul, ou presque. Bien volontairement, vous ne trouverez ici aucune analyse de titres financiers. Je les évite comme la peste. Je ne traiterai pas non plus de certains poids lourds du TSX, tel que Research in Motion (RIM-T) et Potash Corporation (POT-T). Malgré la grande qualité de ces entreprises, les attentes à leurs égards sont souvent démesurées et entraînent inéluctablement des reculs significatifs du cours de l’action. Il est aussi difficile de comprendre les raisons qui expliquent l’absence d’un dividende de la part d’une compagnie aussi riche et prospère que ne l’est Research in Motion.
Les entreprises ci-bas présentées versent un dividende à l’abri de mauvaises surprises. La fin de la récession leur permettra, sans aucun doute, de retrouver leur croissance d’antan. J’ose espérer que notre ami Thierry, de Cervinvest, y trouvera son compte.
PREMIÈRE SOCIÉTÉ: REITMANS
Fondée en 1926, le principal détaillant pour femmes au pays vise principalement le créneau des vêtements mode bon marché, et possède plusieurs bannières très connus, dont Smart Set, RW & Co, Penningtons, Thyme Maternité, Addition Elle, et j’en passe., Reitmans est définitivement le chef de file des détaillants spécialisés avec plus de 900 magasins à travers le Canada.
Reitmans possède un solide bilan et dégage d’abondantes liquidités, et le dividende qu’elle verse représente la moitié de son bénéfice net, ce qui lui laisse une grande marge de manoeuvre. Le détaillant est reconnu depuis toujours pour sa très grande prudence.
La force du dollar canadien favorisera la rentabilité, car Reitmans effectue la plupart de ses achats en dollars américains.
Symbole: RET.A
Prix au 25 septembre: 15,85$
Dividende annuel: 0,72$
Encaisse totale estimée: 186 000 000$
Valeur comptable par action: 7,25$
Ratio dettes/équité: 0,20

DEUXIÈME SOCIÉTÉ: BCE INC
BCE est la plus grande entreprise de communications du Canada et fournit un ensemble de services de communications des plus complets et des plus novateurs à ses clients de résidence et d’affaires au Canada. Assurés sous la marque Bell, ils comprennent le service local et interurbain Bell Téléphonie, les services sans fil de Bell Mobilité et de Solo Mobile, les services haute vitesse Bell Internet, les services de télévision directe par satellite et par VDSL Bell Télé, les services IP-large bande ainsi que les services des technologies de l’information et des communications.
BCE a aisément les moyens financiers de maintenir son dividende de 1,62 $ par action puisqu’il représente moins de 25 % de ses flux de trésorerie. BCE possède une situation financière enviable, car elle est moins endettée que la plupart de ses rivales (câblodistributeurs et sociétés de télécommunications).
Depuis l’avortement de la transaction avec le groupe Teachers, qui valorisait BCE à plus de 42,00$ par action, le titre a atteint un creux de 20,94$ et stagne présentement entre 25,00$ et 27,00$. Le nouveau président semble sur le bonne voie pour améliorer le rendement aux actionnaires. La concurrence, cependant, s’annonce de plus en plus vive. BCE devra démontrer du leadership et pousuivre l’amélioration de son service à la clientèle pour augmenter ses parts de marché.
Enfin, notons que l’industrie des télécommunications n’obtient pas la faveur des investisseurs pour l’instant. La plupart des titres qui composent ce secteur n’ont profité que très légèrement du plus récent rebond. Ce secteur serait sans doute moins affecté par un repli important des places bousières. Le potentiel à la baisse me semble donc être limité.
Symbole: BCE
Prix au 25 septembre: 26,10$
Dividende annuel: 1,62$
Encaisse totale estimée: 1 800 000 000$
Valeur comptable par action: 18,07$
Ratio dettes/équité: 1,28

TROISIÈME SOCIÉTÉ: NORTH WEST COMPANY
Puisque plus de 70 % de ses revenus proviennent de la vente de produits alimentaires, la fiducie de revenu North West oeuvre dans un créneau assez bien protégé de la récession. Elle exploite 221 magasins généraux, dont plus des deux tiers sont établis dans des régions rurales du nord du Canada. La hausse du chômage a un effet relativement limité sur les résultats de l’entreprise, puisque la plupart de ses magasins sont situés dans des régions où une grande partie de la population reçoit des prestations de l’État.
North West affiche un rendement élevé sur le capital investi, dégage d’abondantes liquidités et dispose d’un bilan sain. Cependant, un des principaux risques associés au titre est le changement prochain de son statut juridique. Comme les autres fiducies de revenu, elle sera imposée comme une société par actions dès 2011, ce qui pourrait avoir un effet sur le maintien de sa distribution.
Dans l’immédiat, les actionnaires peuvent se réjouir: l’entreprise a augmenté ses bénéfices trimestriels de plus de 11% au 31 juillet 2009 comparativement au même trimestre de l’année passée. Les distributions versées au détenteur de part profitent d’une augmentation de 6,3%, s’établissant ainsi à 0,34$ par trimestre pour les actionnnaires inscrits au registre du 30 septembre 2009.
Symbole: NWF.UN
Prix au 25 septembre: 18,00$
Dividende annuel: 1,36$
Encaisse totale estimée: 30 000 000$
Valeur comptable par action: 5,75$
Ratio dettes/équité: 1,20
À n’en point douter, ces titres se méritent une petite place dans tout portefeuille boursier. À défaut d’être excitants, ils procurent un réel espoir d’enrichissement pour les actionnaires. Leurs points faibles sont largement compensés par des avantages concurrentiels en béton, et ce, malgré la multitude de défis que ces entreprises auront à relever.
DOMINIQUE LAMY

PREMIÈRE RÉPONSE À PIERRE-OLIVIER LANGEVIN

«Si tu as un titre qui fait très bonne figure en bourse et que soudainement tu te surprends à constater par exemple qu’il compose disons 8% de tout tes actifs boursiers, est-ce que tu vendras une partie de ta position pour revenir à 5% ou est-ce que tu laisseras aller le tout en te disant qu’il est inutile de vendre un titre qui performe bien?»

Dans l’un de mes plus récents textes, je mentionnais que c’est en regardant mon portefeuille fondre comme neige au soleil lors de ces longues semaines de janvier et février 2009 que j’eus la brillante idée de le diversifer pour le rendre plus robuste face aux misères économiques et à la maniaco-dépression du marché boursier.

À ce moment, je vous expliquais limiter le poids de chaque titre de mon portefeuille à 5% de la valeur totale de celui-ci. À la demande de Pierre-Olivier Langevin, auteur du Journal financier d’un Y, il m’est impératif d’apporter quelques nuances à cette parcelle de ma philosophie d’investissement.

En règle générale, lors de l’achat d’un titre, je restreins le montant accordé à cette ligne de portefeuille à 5% de la valeur totale de celui-ci.

Par la suite, je laisse courir mes gains jusqu’à ce que les fondamentaux de l’entreprise ou qu’un changement à mon scénério initial en viennent à modifier la donne.

Toute chose étant égale par ailleurs, je m’accorde le droit à quelques exceptions.

Il m’arrive, parfois, d’acheter un titre qui ne cadre pas nécessairement avec ma philosophie d’investissement. C’est le prix à payer pour avoir un portefeuille diversifié exposé à plusieurs secteurs d’activités. En achetant une telle position, je prévois d’avance consolider mes futures gains par l’entremise d’une vente partielle. Ainsi, lorsque le gain en capital est suffisamment intéressant pour me permettre de diminuer significativement mon prix de base, je liquide 50% de ma position.

Allons-y d’un exemple récent:

23 juillet 2009
Achat ML-T (Mercator Minerals Ltd) sur momentum important
L’entremise minière est très endettée, ce qui en fait l’exception de mon portefeuille.
Prix payé: 1,79$

13 août 2009
Vente partielle (50%) de cette même position
Prix de vente: 2,65$

Ma nouvelle position pour le long terme est donc constituée de 50% de la prise initiale, avec un coût de base rajusté de 0,93$ (sans tenir compte des frais de courtage). Le titre se transige actuellement à 2,65$.

Bref, je suis beaucoup plus confortable suite à cet ajustement. Les titres miniers sont parfois difficiles à comprendre et dépendent beaucoup du prix des ressources et des matières premières. Je demeure investi dans l’entreprise, puisque je considère toujours son potentiel comme étant explosif. Cependant, en cas de repli significatif, nul inquiétude: le titre ne représente désormais que 2% de mon portefeuille.

C’est l’exception à la règle; normalement, il m’est inutile de vendre un titre qui performe bien, d’autant plus que l’achat unique se limite à une mince tranche de mon portefeuille. Par contre, j’évite d’être trop gourmand sur des titres risqués qui performent rapidement au-delà de mes espérances.

  • Qu’en pensez-vous?
  • Est-ce une stratégie que vous adoptez occasionnellement?
  • Avez-vous un exemple à partager?

DOMINIQUE LAMY


Liste des titres détenus en portefeuille (en %)

APOL-Q 4,80 %
BAX-N 4,68 %
BMY-N 2,81 %
CB-N 2,99 %
CSC-N 4,50 %
CTL-N 3,83 %
E-N 4,49 %
GIS-N 5,73 %
INTC-Q 3,90 %
KMB-N 3,50 %
Liquidités 0,87 %
LTD-N 2,77 %
MDT-N 3,49 %
MRK-N 5,65 %
MSFT-Q 3,86 %
NEE-N 2,89 %
PFE-N 5,22 %
RIG-N 6,90 %
TEF-N 7,38 %
TOT-N 5,31 %
WCRX-Q 4,65 %
WDC-N 4,22 %
WY-N 5,55 %

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