Il était temps!
Le 14 août dernier, E-Research publiait une analyse dynamique dans laquelle la qualité du titre est soulignée adéquatement: «Seacliff remains in strong financial condition with virtually no debt, about $90 million in cash (about $4.40 per share), and $12.5 million of marketable securities. The Company is continuing to look for suitable acquisition candidates and has engaged a third party to seek out potential acquisitions.»
Par la suite, Globe Investor concluait: «Seacliff trades for nine times forward earnings, while Churchill changes hands at about eight times. Accounting for excess cash, these companies both trade for next to nothing. Low multiples aren’t uncommon in this industry, where bad news can materialize very quickly. But these ones seem too low, which is probably why both stocks are doing well.»
Quelques jours plus tard, le journal Les Affaires présentait ce titre boursier comme étant une découverte: «Seacliff, un constructeur de l’Ouest bien nanti.»
Étant moi-même actionnaire de Seacliff Construction, je suis heureux de voir que le potentiel du titre commence à intéresser certains investisseurs et analystes. Habituellement, l’attention du secteur se tourne souvent vers les deux mêmes concurrents: Bird Construction Income Fund et SNC-Lavalin. Pourtant, la perle la plus précieuse n’est pas nécessairement celle qui se montre le plus souvent!
L’entreprise est une société de construction comptant seize emplacements à travers le Canada et oeuvre dans les secteurs industriels, commerciaux et résidentiels. Seacliff chapeaute deux unités d’affaires: Dominion Contruction, l’entrepreneur général, est en activité depuis près d’un siècle. Systèmes Canem, l’entrepreneur électrique, existe depuis plus de cinquante ans. Bref, présente en Bourse depuis la fin avril 2008, l’entreprise est l’une des plus diversifiées de son secteur.
De par son excellente réputation et sa banque de clients actuels, Seacliff entend augmenter ses parts de marché, d’autant plus que son bilan lui donne la force de se positionner adéquatement pour procéder à certaines acquisitions. Présente dans l’Ouest Canadien, surtout, des acquisitions futures sont à prévoir dans les provinces du centre et de l’est du Canada. En dernier lieu, la participation à certains mandats de types partenariats public-privé pourraient s’avérer être une source de revenus significative. À l’heure d’écrire ces lignes, le carnet de commande se chiffre à 596 millions, comparativement à 617 millions au 31 décembre 2008. La direction demeure néanmoins optimiste; l’entreprise est dans le processus de soumissionner pour plus de 1.5 milliards de dollars de nouveaux projets et mandats.
Le 11 août dernier, l’entreprise publiait des résultats trimestriels intéressants: «We are pleased with our second quarter and year-to-date results, » said Bill Crarer, Seacliff’s CEO. « A significant carry-forward of complex, higher-margin contracts from 2008, together with improvements in project management, contributed to a strong performance, pushing our second quarter revenue and gross profit up by 22% and 38% respectively. We also secured $118.1 million in new contracts during the quarter. Approximately 43% of the new contracts are from the institutional sector, which is an area of particular focus and strength for Seacliff.»
LE POTENTIEL…
- Seacliff devrait bénéficier de l’effet conjugué des dépenses en infrastructures des gouvernements et du rebond de la construction dans le secteur privé.
- La société possède l’avantage concurrentiel de pouvoir soumissionner sur des projets plus complexes et de plus grandes envergures que ses concurrents. Son expertise est régulièrement mentionnée par les analystes qui suivent le titre.
- Je considère que le versement d’un dividende démontre l’importance accordée aux actionnaires par la direction. Le 20 mars 2009, l’entreprise a débuté le versement d’un dividende trimestriel de 0,05$ par action. «We are very pleased to announce the implementation of this cash dividend policy, » said Bill Crarer, Seacliff’s CEO. With no debt, solid cash flow, strong earnings and good visibility on future revenues, we are confident in our ability to pay a dividend to our shareholders while continuing to implement our growth strategy.»
- Le programme de rachats d’actions de l’entreprise se termine le 14 septembre 2009, mais la possibilité qu’il soit reconduit demeure élevé. Je n’exclus pas la possibilité d’un versement de dividende exceptionnel si le bilan demeure solide et si les acquisitions se font à un prix raisonnable.
ET SES LIMITES…
- Le secteur de la construction est très tributaire de l’économie.
- La concurrence de haut niveau présente dans le secteur.
- Sa petite capitalisation boursière (environ 184 millions).
À un peu moins de 9,00$ au moment d’écrire ces lignes, positionnée sur une résistance somme toute importante, l’action de Seacliff Construction (SDC-T) reflète déjà en partie l’inquiétude reliée aux effets de la récession passée. Puisque l’encaisse corporative équivaut à la moitié de la capitalisation boursière (90 millions comparativement à 184 millions), on peut affirmer sans se tromper que le titre en question est nettement sous-évalué. Ne reste qu’à savoir si celui-ci aura l’étoffe nécessaire pour être l’un des piliers d’un portefeuille bien diversifié.
DOMINIQUE LAMY
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