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British Petroleum (BP-N), une véritable aubaine ou la fin d’un géant?

Je suis minoritaire et de ceux qui croient que le titre de British Petroleum (BP-N) est une véritable aubaine boursière.

Le géant qui lutte avec la plus pernicieuse des marées noires n’est pas au bout de ses peines. Loin de moi l’idée de banaliser les événements et la gravité de cette triste situation. Mon objectif est de démontrer que le marché agit de façon maniaco-dépressive, en pénalisant trop fortement certains titres et en récompensant les saveurs du mois de façon totalement irrationnelle. Il est aisé de comprendre que le marché boursier et ses participants n’aiment pas l’incertitude. Surtout lorsque celle-ci se chiffre en plusieurs milliards de dollars. C’est justement lorsque les manchettes annoncent une nouvelle semblable à « Ne touchez pas à BP » et que les gros actionnaires vendent à rabais que le petit investisseur peut récolter les fruits d’un risque calculé. À mon humble avis, et en fonction des limites qui se dressent devant le boursicoteur autonome, le titre de British Petroleum n’était peut-être pas un achat à 60$, mais il en devient tout un vers les 38$.

Fondamentalement, je pense que le moment présent s’avère être un bon point d’entrée pour mettre la main sur un titre qui pourrait, sur le long terme, procurer un rendement supérieur à celui de ses pairs. Faisons abstraction, un instant, des impacts écologiques terribles de cette catastrophe et de la piètre réputation de BP dans ce domaine pour se concentrer sur certains chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

L’HISTORIQUE DE PROFITS DE L’ENTREPRISE
Les profits réalisés par BP pour la période débutant en 2005 et se terminant en 2009 se chiffrent à une moyenne annuelle de plus de 20 milliards de dollars. Avec les outils disponibles, j’ai pu retracer des cours boursiers pour cette société depuis 1977. L’entreprise est fortement rentable et il m’apparaît important de mettre les choses en perspective. Le désastre écologique, aussi regrettable soit-il, et malgré une facture envisageable de 50 milliards de dollars, ne pourrait venir à bout des ressources financières de British Petroleum.

LES PROFITS PRÉVUS
Avant l’événement, les analystes prévoyaient un bénéfice par action de 6.25$ pour l’exercice 2010, ce qui équivaut à un ratio cours bénéfice projeté de … 4.98, pour un titre qui accumule les bas annuels depuis quelques semaines. À l’heure d’écrire ces lignes, l’action se transige à 37.16$ (4 juin 2010), alors qu’en date du 20 avril 2010, il se transigeait à … 60,48$. L’un des analystes qui suit le titre, Kim Fustler, vient de finaliser sa réévaluation pour ainsi prévoir 5,33 $ US de bénéfices par ADR en 2010 et 5,26 $ US pour 2011. Difficile de prévoir l’impact de la marée noire sur les profits prévus du géant pétrolier, mais même en retranchant 25% des bénéfices estimés, le titre n’est que très faiblement valorisé.

QUELQUES FAITS SUR L’ADR
L’action qui se transige sur le New York Stock Exchange est en fait un American Deposit Receipt, et son équivalent pour BP équivaut à 6 actions ordinaires. Le dividende actuel est de 0,84$ par action, donc 3,36$ par ADR. Au cours actuel, le rendement du seul dividende, sous réserve du statut quo, est de… 8.60%. On est loin du CPG piteux offert par une banque dans un contexte de restriction de taux!

LE DIVIDENDE
Si je n’ai pas lu 20 articles annonçant la suspension du dividende de BP, je n’en ai lu aucun! S’il est impossible de prévoir le maintien du dividende au niveau actuel, il est aisé de comprendre que l’entreprise est en mesure de verser un généreux dividende tout en assumant entièrement sa responsabilité financière dans le désastre en question. L’entreprise possède près de 7 milliards en encaisse au 30 mars 2010 et multiplie les fonds autogénérés libres à chaque année. Le ratio Liabilities-to-Equity Ratio se situe à 1.32, ce qui est fort respectable et comparable à d’autres pairs (XOM, notamment). Le bilan n’est pas immaculé, mais l’entreprise demeure redevable à ses actionnaires, n’en déplaise à Monsieur Obama lui-même.

LES COÛTS RELIÉS À LA CATASTROPHE VS LA CAPITALISATION BOURSIÈRE
Je pense que le marché boursier s’est suffisamment acharné sur ce titre. La violente raclée subie par la capitalisation boursière de ce pilier de l’énergie compense largement les coûts préliminaires projetés pour effacer totalement toute trace de cette catastrophe naturelle. À première vue, le cours de l’action anticipe déjà une facture salée.

LE PRIX DU BARIL DE PÉTROLE
L’inconnu. L’un des principaux risques associés à un investissement dans ce domaine. Le titre boursier en question est néanmoins bien positionné sur ma liste de surveillance.

EN CONCLUSION
ll m’est difficile de voir un pélican camouflé de pétrole, et il m’est pénible d’imaginer mes filles vivent dans un monde dans lequel les mots pollution et négligence cohabitent. À la déception de voir un tel fiasco perdurer s’ajoute l’incompréhension de constater l’impuissance de l’homme face aux forces de la Nature. J’ose espérer qu’un tel malheur incitera les magnats du pétrole à prendre leurs responsabilités, à innover au niveau des technologies de forage et à multiplier les investissements en recherche et développement. Bien assis sur ses lauriers, on en vient à oublier que le succès passé n’est pas garant de celui à venir. Sur ce point, British Petroleum se doit de prendre des notes.

AVERTISSEMENT
Je ne suis qu’un investisseur autonome parmi tant d’autres. Certains titres boursiers mentionnés sur ce carnet peuvent faire partie de mon portefeuille personnel. Les billets portant le libellé «La Bourse» ne sont publiés qu’à titre informatif et ne constitue en aucun cas une recommandation d’achat ou de vente. L’auteur décline toute responsabilité concernant les informations financières indiquées, puisqu’elles peuvent varier d’une source à l’autre. Je vous invite à considérer ces publications occasionnelles comme étant une discussion entre amis(es) sur le thème de La Bourse. Malgré la qualité des titres boursiers présentés, le publication demeure informelle. Chaque investisseur doit composer avec son profil de risque et ainsi faire ses propres recherches avant d’investir.

DOMINIQUE LAMY

Source de l’image: Site web de BP

L’entonnoir fonctionne jusqu’à maintenant!

Wikinvest innove en offrant un outil pour consolider les portefeuilles boursiers de ses usagers

Ce portefolio dynamique traque et importe tous les portefeuilles d’actions détenus chez différents courtiers pour en regrouper une copie auprès de Wikinvest. Les nouvelles fonctionnalités sont disponibles depuis le 2 juin 2010.

Le terme anglophone tout désigné pour ce type de plateforme est streaming portfolio tracker.

En fait, le problème rencontré avec la majorité des portefeuilles virtuels hébergés sur certains portails financiers est la quantité importante de données qui doivent être entrées manuellement pour en assurer la création et la mise à jour constante. Ainsi, et avant le lancement de la nouvelle version de Wikinvest, l’utilisateur se devait d’entrer chaque action détenue dans son portefeuille en plus de devoir enregistrer chaque transaction de vente ou d’achat sur celui-ci.

Wikinvest englobe tous les comptes de courtage d’un utilisateur, dans les limites imposées par les institutions participantes. À l’heure d’écrire ces lignes, 25 entreprises bancaires et financières permettent le lien vers Wikinvest. L’utilisateur n’a donc qu’à se connecter à ce seul site pour y consulter la performance de son épargne auprès de E-Trade, et pour y constater la progression de son régime de retraite auprès de Morgan Stanley, par exemple. La valeur ajoutée de cette fonctionnalité réside dans l’actualisation continue des transactions effectuées.

L’utilisateur peut aussi personnaliser l’affichage pour visualiser ses actifs en fonction de certains filtres et considérer les caractéristiques de chaque investissement, telle que la valeur comptable de l’action, le ratio cours / bénéfice, les dividendes annuels distribués, etc.

Pour lire la suite, sur Branchez-Vous!:

Wikinvest innove en offrant un outil pour consolider les portefeuilles boursiers de ses usagers

DOMINIQUE LAMY

Mise à jour du portefeuille – Mai 2010.

La plus récente correction s’est avérée être une mémorable occasion de renforcer certaines lignes. Je suis désormais pleinement investi, l’encaisse passant de 11% à moins de 1% du portefeuille.

1) C’est sur faiblesse des cours que j’ai augmenté mes positions dans les titres suivants:

MRK-N: Merck & Company

TOT-N: Total SA

BAX-N: Baxter International Inc

PDLI-Q: PDL BioPharma

2) Durant le mois de mai, certains stop de protection ont été défoncés sur des titres que je considérais à risque de culbute en cas de correction sévère du marché. C’est ainsi que XSP-T, IPAS-Q, MOT-N et DPTR-Q ont été éliminés du portefeuille. Lorsque j’utilise une telle stratégie, c’est que la décision de vente est déjà prise. Je souhaite parfois conserver le titre pour profiter de la continuité de la hausse du marché, mais je cherche aussi à éviter une réaction de repli exagéré de ce dernier. Puisque ces titres ne cadraient plus avec ma philosophie d’investissement depuis un certain temps déjà, que je considérais ces achats comme étant des erreurs d’apprentissage et que la position concurrentielle respective de ces entreprises se détériorait rapidement (notamment dans le cas de Motorola), j’en étais venu à la conclusion qu’il serait préférable d’en obtenir le meilleur prix possible, tout en limitant le risque supplémentaire à la baisse.

3) J’ai initié de nouvelles positions pour lesquelles j’en suis à rédiger mon scénario de maintien en portefeuille. Les titres et leurs motivations d’achat seront dévoilés dans une éventuelle publication. Le réinvestissement du produit généré par les ventes mentionnées précédemment fut une décision pleine de sens, alors que j’ai pu mettre la main sur un titre se transigeant à un faible cours historique et pour lequel les perspectives de croissance sont néanmoins bien présentes. Le fait de pouvoir réinvestir dans une meilleure opportunité de placement demeure un motif suffisant pour vendre un titre boursier.

Le portefeuille se compose désormais de 32 titres. Vous pouvez visualiser la mise à jour de celui-ci, à droite.

DOMINIQUE LAMY

5 entreprises de qualité qui augmentent le dividende versé aux actionnaires

Plusieurs entreprises de qualité et à grande capitalisation ont annoncé récemment une augmentation de la rémunération versée à leurs actionnaires. Je vous présente une sélection de titres intéressants qui ont défrayé les manchettes récemment à cet effet.

Certaines de ces entreprises sont membres du Dividend Aristocrats Index et ont réalisé l’exploit de hausser leurs dividendes sur une période de 25 années successives sans interruption. Ces sociétés ont traversé plusieurs cycles économiques et boursiers différents, tout en maintenant une croissance des bénéfices et en améliorant leur retour aux actionnaires. N’est-il pas juste d’affirmer que plus une société a un historique d’augmentation de son dividende, plus il est probable qu’il en sera ainsi dans l’avenir?

D’autres de ces entreprises sont membres du Dividend Achievers Index et ont, quant à elles, haussé leurs dividendes annuellement, sur une période d’au moins 10 ans.

Ainsi, et en fonction de l’information financière disponible en date du 10 mai 2010:

International Business Machines Corporation (IBM) est l’une des entreprises les plus connues de son secteur. Société multinationale américaine présente dans les domaines du matériel informatique, du logiciel et des services informatiques, elle fut formée le 15 juin 1911 de la fusion de la Computing Scale Company et de la Tabulating Machine Company sous le nom de Computing Tabulating Recording Company (CTR). Celle-ci a changé de nom pour devenir International Business Machines Corporation le 14 février 1924. La direction vient d’augmenter son dividende trimestriel de 18% à 0,65$, pour un total annuel de 2,60$. C’est la quinzième année consécutive que IBM hausse le précieux retour aux actionnaires. Au cours actuel de 126,27$, le rendement du dividende est de 2.10%.

Exxon Mobil Corporation (XOM) oeuvre dans l’exploration, la production, le transport, et la vente de pétrole et de gaz naturel. Elle résulte de la fusion du 30 novembre 1999 entre Exxon Corporation et Mobil Oil Corporation (respectivement numéros 2 et 3 mondiaux à l’époque derrière Shell) L’entreprise vient d’augmenter son dividende trimestriel de 0,44$ à 0,46$. Même minimale, il s’agit de la vingt-huitième augmentation consécutive du dividende pour cet Aristorcrate. Au cours actuel de 65,23$, le rendement du dividende est de 2,82%.

Chevron Corporation (CVX) est une entreprise intégrée d’énergie. Chevron est la deuxième compagnie pétrolière des États-Unis derrière ExxonMobil, et la quatrième au niveau mondiale derrière BP et Shell. Basée à San Ramon en Californie, elle est présente dans plus de 180 pays et œuvre dans chaque aspect de l’industrie du pétrole et du gaz: exploration et production, raffinage, vente et transport, fabrication et ventes de produits chimiques ainsi que la production d’électricité. En 2001, la société Chevron a fusionné avec Texaco pour former ChevronTexaco. Le 9 mai 2005, ChevronTexaco a annoncé qu’il abandonnait le terme de Texaco pour redevenir Chevron Corporation. Texaco demeure cependant une marque de la société. Le dividende a récemment été augmenté de 5.90% à 0,72$ par action, par trimestre. Il s’agit de la vingt-troisième augmentation consécutive du dividende pour ce Dividend Achiever. Au cours actuel de 79,89$, le rendement du dividende est de 3.60%.

Procter & Gamble (PG) est une multinationale américaine spécialisée dans les biens de consommation courante (hygiène et produits de beauté) William Procter, un fabricant de bougies, et James Gamble, fabricant de savon, deux hommes immigrants d’Angleterre et d’Irlande, se sont établis dans la ville de Cincinnati et ont décidé de réunir leurs ressources pour former leur propre entreprise. Leur premier accord fut signé le 31 octobre 1831. L’entreprise Procter & Gamble fut fondée en 1837. Le 19 avril dernier, la direction a annoncé une augmentation de 9,5% du dividende trimestriel, à 0,4818$. C’est la cinquante-quatrième hausse consécutive du dividende. Au cours actuel de 62,42$, le rendement de celui-ci est de 3.20%.

Johnson & Johnson (JNJ) est une entreprise américaine fondée en 1886. Elle est l’un des plus importants fabricants au monde de produits pharmaceutiques, de matériel médical, de produits d’hygiène, de santé, de cosmétiques et fournit également des services connexes aux consommateurs ainsi qu’aux professionnels de la santé. Le 22 avril dernier, la direction a annoncé une augmentation de 10,2% du dividende trimestriel, à 0,54$. C’est la quarante-huitième hausse consécutive du dividende. Celui-ci sera payé le 15 juin 2010 aux actionnaires inscrits aux registres en date du 1er juin. La date ex-dividende est donc le 28 mai 2010. Au cours actuel de 64,75$, le rendement du dividende est de 3,35%.

DOMINIQUE LAMY

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Liste des titres détenus en portefeuille (en %)

APOL-Q 4,80 %
BAX-N 4,68 %
BMY-N 2,81 %
CB-N 2,99 %
CSC-N 4,50 %
CTL-N 3,83 %
E-N 4,49 %
GIS-N 5,73 %
INTC-Q 3,90 %
KMB-N 3,50 %
Liquidités 0,87 %
LTD-N 2,77 %
MDT-N 3,49 %
MRK-N 5,65 %
MSFT-Q 3,86 %
NEE-N 2,89 %
PFE-N 5,22 %
RIG-N 6,90 %
TEF-N 7,38 %
TOT-N 5,31 %
WCRX-Q 4,65 %
WDC-N 4,22 %
WY-N 5,55 %

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